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Booster ma stratégie grâce au Growth Hacking

Par Elsa Paparone on 3 déc. 2018 11:10:23

Dans marketing, digital, web, product

GROWTH HACKING & METHODE AGILE

Ces concepts sont tous deux très à la mode ces derniers temps, mais que se cache t-il réellement derrière ? Est-il possible de les mettre en œuvre dans votre entreprise, si oui, comment ?  Quels sont les avantages que vous pourriez tirer de ces méthodes de travail ?

Dans cet article en plus de définir ces termes nous vous proposons de découvrir comment ces stratégies sont implémentées dans nos équipes.

Nous vous souhaitons une bonne lecture !

 

giphy captain jack sparrow                                         Of course not, le growth hacking n'est pas une affaire de pirate ! :-)

 

 Le growth hacking, ou l’art d'accroître le plus vite possible sa base utilisateur

Le growth hacking est une stratégie marketing se caractérisant par l’obtention de résultats très rapidement.  Elle se base sur l’adéquation du produit et du marché. Il s’agit de tester tout en développant, la technique permettant de mener une expérimentation très flexible sur ce qui fonctionnera le mieux.

Si le concept fait aujourd’hui le buzz, rien n’a été inventé récemment. En effet, ces techniques ont toujours existé. On faisait du growth marketing avant que le terme lui-même existe.

C’est une technique inventée par les start ups, pour les start ups. Ces dernières n’ayant pas suffisamment de fonds, il faut/fallait trouver des solutions afin de grossir rapidement leur base utilisateur et de ramener rapidement des fonds.

Alors concrètement le growth hacking qu'est-ce que c'est ? Pour citer un exemple qui parlera à un maximum de lecteurs, prenons Instagram. Très rapidement les dirigeants ont compris que les utilisateurs étaient fans de photos avec filtres, l'idée du siècle ? Proposer toujours plus de filtres, qui continuent aujourd'hui de booster la quantité de photos postées et font de la plateforme un véritable réseau social. LA technique de growth hacking Instagram ? Capitaliser sur l’augmentation exponentielle d’adhérents devenus addicts de photos filtrées, publiées et commentées.

Il fallait y penser ... Et surtout, le mettre en oeuvre dans les temps avant de se faire "piquer" son idée. 

TED classe le "timing" en premier facteur de réussite d'un projet, avant même l'équipe ou les fonds !

 

Top-5-factors-chart-stats-TED                                                                        https://www.ted.com/talks/bill_gross_the_single_biggest_reason_why_startups_succeed?language=en

 Contrairement à ce que l’on pourrait penser, on ne se lance pas dans une stratégie de growth hacking sans avoir réfléchi préalablement. Avant d’élaborer une stratégie de growth hacking, il faut d’abord parfaitement maîtriser la matrice AARRR. AARRR pour : Acquisition, Activation, Rétention, Referral et Revenu.

 

giphy                                                  On a dit matrice "AARRR" non pas "Rrrrrrr" ....

 

Il s’agit tout simplement du tunnel d’acquisition. Des différentes étapes qui vont de l’acquisition d’utilisateurs à la monétisation de votre service.

 

 - Acquisition : 

Il s’agit de grossir votre base client, car pas de client, pas de croissance. Ils sont la base de votre business.

- Activation : 

c’est bien beau d’avoir des inscrits sur votre plateforme, mais il faut qu’ils soient actifs !

- Rétention : 

il s’agit de conserver ces utilisateurs,

- Referral : 

faites de vos utilisateurs actifs vos meilleurs ambassadeurs afin qu’il vous en ramène de nouveaux !

- Revenu : 

il est temps de monétiser votre clientèle.

 

La pratique du growth hacking suppose la mise en place d’une méthode agile. Les deux sont intrinsèquement liées.

 

 

Des stratégies qui vont de pair

Les méthodes agiles sont un ensemble de principes destinés à améliorer le monde du développement logiciel, ou développement produit aujourd’hui. Le but étant de produire des produits de meilleure qualité, dans un cadre de travail plus sain pour les partie-prenantes du projet.

C’est suite à l’observation d’un taux d’échec assez élevé des projets dans les années 1990 que des experts en développement logiciel ont décidé de mettre ne commun leurs méthodes, les 12 principes du Manifeste Agile.

 

Voici ces principes :

1. Satisfaire le client en priorité

2. Accueillir favorablement les demandes de changement

3. Livrer le plus souvent possible des versions opérationnelles de l’application

4. Assurer une coopération permanente entre le client et l’équipe projet

5. Construire des projets autour de personnes motivées

6. Privilégier la conversation en face à face

7. Mesurer l’avancement du projet en matière de fonctionnalité de l’application

8. Faire avancer le projet à un rythme soutenable et constant

9. Porter une attention continue à l’excellence technique et à la conception

10. Faire simple

11. Responsabiliser les équipes

12. Ajuster à intervalles réguliers son comportement et ses processus pour être plus efficace. 

 

Vous l’aurez compris, il est INTERDIT dans le cadre de la méthode Agile, de planifier un projet du début à la fin. Il s’agit de laisser entrer et de prendre tous les facteurs cités précédemment en compte afin de réaiguiller sans cesse le projet.

De ces grands principes découlent un ensemble de frameworks applicables dans différents contextes. Les plus connus étant SCRUM et KANBAN.

 

 

Un bon exemple vaut mieux que mille paroles

Chez Finamatic, lorsque l’on demande à Florian, l’un de nos product manager son avis sur la mise en place d’un tel système, il insiste sur sa pertinence dans tout type d’organisation qui ferait du développement logiciel/produit, ce, dans tous les domaines, quelque soit la taille de l’entreprise.

 

« Il suffit de se les approprier, d’adapter l’un des framework « à sa sauce » ».

 

Chez Finamatic, le système a été mis en place lorsqu’il a fallu faire grossir l’équipe de développement produit. De nouveaux collaborateurs ont été intégrés en remote. D’un product manager / quatre développeurs, nous sommes passés à deux product manager et sept développeurs.

 

 "Il s’agit d’avoir un état d’esprit Agile, et d’utiliser les outils que la méthode met à disposition".

 

Avec l’aide d’un coach Agile, il a été opté pour une adaptation du framework SCRUMBAN, qui paraissait intéressant dans notre contexte, pour cadrer notre travail grâce aux “rituels” Agile, tout en se dirigeant vers de l’intégration continue.

 

Les “rituels” sont un ensemble de réunions/évènements qui rythme les cycles de développement du produit Finamatic. Des rituels Agile, ont été conservés les Daily meetings, les Kanban plannings, la démo et les rétrospectives. En revanche, n’a pas été corrélée la notion de release du produit aux cycles scrum, pour plus de souplesse dans le déploiement.

Par la suite, pour des raisons d’organisation et de fluidité du travail, un rôle de Scrum Master a été intégré dans l’équipe, pour permettre à tous de rester rigoureux sur la mise en place du framework.

 

Depuis ce changement opéré il y a 6 mois, un produit de meilleure qualité est livré, plus rapidement (très peu de defect en production). Le développement du produit est bien mieux cadré : l’équipe sait ce qu’elle fait, pourquoi elle le fait, où elle va. La communication autour du produit et de son alignement à la vision est clairement meilleure au sein de l’entreprise et avec les stakeholders.

 

Vous l'aurez compris, il n'y a pas de recette particulière à suivre.Chaque entité doit construire son propre modèle, choisir la méthode qui lui correspond le mieux. Pour cela, nul besoin d'être un maître du scrum. Commencez par ouvrir un Trello, définir et distribuer les tâches à votre équipe. Au plus vous testerez, au plus vous vous améliorerez !